Zardu Layak The Crimson Apostle

De Les Archives Infinies
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Avant-propos

Rich McCormick est un nouveau venu à la Black Library. Il y écrit depuis peu et n’a, pour le moment, publié que trois nouvelles et un roman. Même si Le Seigneur de l’excès est un bon roman, je me demande s’il est suffisamment expérimenté pour s’attaquer à un personnage comme Zardu Layak.

L’histoire du livre

Zardu Layak n’est pas fou. Il a été choisi par les dieux. Après avoir vu en rêve des visions de son père, Lorgar, le Word Bearer connaît désormais la vérité : dans la guerre à venir, il est appelé à préparer le terrain, à ouvrir la voie et à transformer la galaxie à jamais. Mais il n’est pas encore prêt. Il doit d’abord se rendre sur le monde oublié d’Helwain afin d’y trouver les lames Anakatis, des armes d’une puissance redoutable qui lui conféreront la force nécessaire pour suivre la voie de la gloire. Toutefois, Helwain est également une terre de spectres. Alors que les échos de ses faiblesses passées l’assaillent, Layak doit affronter la question même qui a détourné sa Légion de l’Empereur : et si la vérité n’était qu’un mensonge ?

L’histoire avec un grand H

Prologue

Zardu Layak, guerrier de l’Ashen Circle, est hanté par la destruction de Monarchia. Lorsqu’il parvient à trouver le sommeil, ses rêves le ramènent toujours à ce traumatisme, au point qu’il préfère éviter de dormir.

Quand il finit par s’endormir, il voit dans ses visions Lorgar, qui lui révèle que les véritables dieux existent et qu’il a été choisi. Toutefois, pour accomplir sa destinée, il doit se détourner de la mission de l’Ashen Circle : il ne doit plus brûler les vestiges des anciennes croyances, mais en préserver autant que possible, quitte à trahir ses serments.

Au fil des années, il accumule des textes, des reliques et des savoirs interdits. Il finit même par adopter le nom de Zardu Layak, « le Mangeur de Sagesse ». Plus il accumule de connaissances, plus « Lorgar » lui accorde de puissance et lui transmet son savoir en matière de sorcellerie. Layak finit cependant par comprendre qu’il ne s’agit pas réellement de Lorgar, mais de quelque chose d’autre. Toujours avide de connaissances et de pouvoir, il continue malgré tout à suivre les directives de l’entité.

Cette dernière finit par lui dévoiler son but : Layak a été choisi pour devenir l’instrument du Chaos, et sa destinée le conduira jusqu’à Terra. Il n’est cependant pas encore prêt. Il doit d’abord se libérer de ce qui lui reste d’humanité. Pour cela, il doit retrouver trois de ses anciens frères : Hebek, Kulnar et Saucan, qui possèdent chacun une lame Anakatis.

Partie 1 : Misericordia

À bord de l’Unwilling Sacrifice, Jassim Feghorand, le commandant des Children of the Blessed Moon, a été convoqué par Zardu Layak, capitaine de l’Ashen Circle. Inquiet de cette convocation, il demande à Yergorin Barnhart de l’accompagner.

Les quartiers de Layak sont remplis d’artefacts occultes : livres, idoles, parchemins, armes rituelles et objets étranges. Layak leur parle d’un monde nommé Helwain, une planète autrefois mise en conformité au nom de l’Empereur par les Word Bearers, mais qui ne donne plus aucun signe de vie depuis vingt ans.

Layak a eu une vision et doit se rendre sur cette planète. Les Children of the Blessed Moon vont l’accompagner. Il ordonne donc à Jassim de préparer le transfert de sa compagnie sur la frégate The Path Less Travelled. Jassim hésite : une seule compagnie ne lui semble pas suffisante pour attaquer un monde entier. Cette hésitation lui coûte la vie. Barnhart est alors promue à la tête de la compagnie.

Sur Helwain, le soldat Dasich Shaav, des Blood Gospellers, tente de survivre depuis dix ans. Son régiment avait été envoyé pour relever le 27th Guld, mais, à leur arrivée, les soldats avaient découvert une capitale entièrement vide. En enquêtant, ils avaient appris que les habitants avaient quitté la ville pour se réfugier dans la forêt et y construire une immense ziggourat. Lorsqu’ils avaient tenté de prendre contact avec les habitants, les soldats avaient été attaqués. Grâce à ses pouvoirs, qui lui permettent de masquer sa présence, Dasich Shaav avait été le seul survivant.

Quand les forces commandées par Layak arrivent sur Helwain, Shaav pense qu’il va enfin pouvoir quitter la planète. Cependant, à la vue de Layak, il hésite à révéler sa présence. À sa grande surprise, Layak parvient à le voir malgré ses pouvoirs. Il le capture et l’interroge sur ce qui s’est passé.

Shaav lui parle de la ziggourat et du Word Bearer qui contrôle les habitants. Il se nomme Hebek et possède une arme étrange qui amplifie ses pouvoirs. Ces révélations semblent raviver les souvenirs de Layak, qui se rend compte qu’il connaît Hebek : celui-ci faisait autrefois partie de l’Ashen Circle.

Layak utilise alors ses pouvoirs pour fusionner sa conscience avec celle de Shaav et investir son corps. Il compte se servir du psyker pour approcher Hebek sans être vu, tandis que Barnhart et ses hommes attireront l’attention des humains placés sous le contrôle d’Hebek.

Alors qu’il s’introduit dans la ziggourat, des souvenirs reviennent hanter Layak, des souvenirs qu’il avait totalement oubliés. L’un d’eux remonte à l’époque où il était encore un jeune Space Marine, tout juste entré dans l’Ashen Circle. Il combattait alors aux côtés d’Hebek, de Saucan et de Kulnar pour détruire un culte hérétique. Pourtant, déjà à cette époque, une vision de Lorgar le poussait à cacher un artefact plutôt qu’à le détruire. Seule l’arrivée d’Hebek l’avait empêché de le faire.

Layak, toujours à l’intérieur du corps de Shaav, atteint finalement la chambre centrale de la ziggourat, où se trouve Hebek, et le confronte.

Hebek possède l’une des lames Anakatis. Après une longue discussion, à la fois personnelle et idéologique, l’affrontement devient inévitable.

Layak finit par prendre le dessus et force Hebek à se sacrifier en s’empalant sur l’Anakatis. Layak a réussi sa première épreuve, laissant derrière lui son désir de domination et de grandeur, désormais remplacé par sa foi. Quant à Hebek, il devient le premier esclave d’une lame Anakatis au service de Layak.

Le sacrifice ouvre une brèche vers le Warp et permet à une créature démoniaque de pénétrer dans le plan matériel. L’âme de Shaav, dont le corps a été détruit lorsque Layak l’a quitté, s’installe dans cette créature. D’une certaine manière, Shaav demeure donc en vie.

Partie 2 : Dubitatio

Des années auparavant, le chapelain Kulnar annonce qu’il a choisi la prochaine recrue de l’Ashen Circle. Il s’agit d’un jeune guerrier qui deviendra plus tard Zardu Layak. Saucan, le capitaine de la compagnie, le trouve trop jeune, mais Kulnar parvient à se montrer convaincant et Layak finit par être accepté.

Après avoir réussi sa première épreuve, Layak part à la recherche de Kulnar. Il est accompagné d’Hebek, porteur de la première lame Anakatis, puis bientôt rejoint par Barnhart et les survivants des Children of the Blessed Moon.

Alors qu’ils arrivent dans une cité en ruine, ils sont rejoints par « Shaav », ou plutôt par ce qu’il est devenu : une sorte de créature monstrueuse.

Layak et ses hommes commencent à fouiller la ville. Au début, ils ne trouvent rien, mais, peu à peu, Layak en apprend davantage sur la cité. Celle-ci était autrefois un lieu de savoir, créé par une ancienne civilisation animée par une soif insatiable de connaissances.

C’est à ce moment que surgissent d’anciens Word Bearers, morts depuis longtemps et restés prisonniers des glaces.

Au milieu des combats, Kulnar apparaît. Il explique que les anciens habitants de la cité avaient découvert les lames Anakatis et consacré des millénaires à étudier la réalité. Kulnar cherche encore à comprendre leurs textes : il a découvert la réponse, mais pas la question…

La confrontation entre Kulnar et Layak se déroule alors sur le plan mental. Dans le monde réel, le corps de Layak s’effondre, tandis que Barnhart, ses soldats, Shaav et Hebek doivent le défendre.

Kulnar tente de convaincre Layak, comme il l’avait fait des années auparavant. Selon lui, il ne suffit pas de réciter un texte et d’en accepter le sens : il faut également le remettre en question pour être certain de comprendre ce qu’il veut réellement dire. Layak tente de le convaincre qu’il n’éprouve aucun doute, mais le combat semble sans issue.

Kulnar essaie de faire comprendre à Layak que la vérité peut dépendre du point de vue adopté et qu’il existe des nuances entre le vrai et le faux, entre le noir et le blanc. Layak entrevoit brièvement ces nuances, mais refuse de les accepter.

Kulnar accuse alors Layak d’avoir choisi une vérité confortable parce qu’il avait besoin de donner un sens à ses traumatismes. Croire que les dieux contrôlent tout lui permet d’éviter une idée bien plus terrifiante : peut-être que personne ne guide réellement l’univers.

Layak refuse cette possibilité. Pour lui, sa souffrance n’est rien d’autre qu’une série d’épreuves envoyées par les dieux.

Dans le monde réel, Shaav blesse volontairement Layak afin que la douleur le réveille. Kulnar s’apprête à le sacrifier, mais, à ce moment-là, « Lorgar » apparaît et affirme que Layak verra ce que les autres ne peuvent pas voir. Layak comprend alors ce qui le sépare de Kulnar : la foi.

Layak s’arrache les yeux. Cette mutilation provoque une révélation : six nouveaux yeux flamboyants s’ouvrent sur son visage. Il ne voit plus seulement la cité en ruine, mais également son passé, sa destruction, ses secrets et la vérité que ses anciens habitants avaient découverte.

Layak comprend enfin la question fondamentale de cette civilisation : comment la galaxie finit-elle ? La réponse est simple : elle finit dans le feu, le sang et le Chaos.

Layak force Kulnar à poser la question, puis lui donne la réponse : la galaxie finira par le Chaos. Kulnar lui demande s’il est possible qu’il se trompe, mais Layak rejette cette idée. Il n’existe que la vérité des dieux.

Kulnar se tranche alors la gorge avec l’Anakatis et meurt dans la neige, avant de se relever en tant que deuxième porteur d’une lame Anakatis au service de Layak.

Partie 3 : Fidelitas

Des années auparavant, Zardu Layak, tout juste promu sergent parmi les Word Bearers, affronte Saucan, son maître de chapitre. Saucan le domine grâce à sa force, à son expérience et à sa brutalité. Il reproche à Layak d’être trop prévisible et de trop dépendre de son arme.

Pour lui faire comprendre la réalité de la guerre, Saucan triche durant l’exercice afin de lui donner une leçon : aucun combat n’est jamais véritablement juste.

Après l’entraînement, Saucan fait son rapport à Lorgar. Layak est physiquement très prometteur, mais Saucan doute de sa stabilité mentale. Selon lui, Layak possède des aptitudes psychiques inquiétantes et aurait peut-être dû être dirigé vers le Librarius, voire éliminé dès le départ en tant que candidat défectueux. Lorgar refuse cependant de suivre son avis.

Après la mort de Kulnar et la destruction de la cité, Layak prie dans une église en flammes, tandis qu’Hebek et Kulnar, désormais liés aux lames Anakatis, se tiennent près de lui.

Grâce à ses nouveaux yeux, Layak perçoit leurs souvenirs. Il apprend ainsi que les trois lames Anakatis reposaient autrefois sous une montagne située dans l’hémisphère sud. Hebek et Kulnar en ont emporté deux, mais la troisième, la plus puissante, est restée sous la montagne, auprès de Saucan.

Le groupe part donc en direction de la montagne du sud. La montagne s’avère être un ancien lieu de pèlerinage pour la civilisation qui peuplait autrefois la planète. Un chemin creusé dans la roche les conduit jusqu’à une immense porte de pierre couverte de symboles.

Grâce à ses nouveaux pouvoirs, Layak comprend que cette porte ne peut pas être ouverte par la force. La montagne exige un sacrifice.

C’est à ce moment qu’intervient Shaav. Celui-ci est mort lorsque Layak a mutilé son corps dans la ziggourat et ne survit désormais qu’à l’intérieur d’un corps démoniaque vide.

Layak utilise le savoir acquis dans la cité en ruine pour extraire de son propre corps une sphère contenant ses peurs, sa pitié, ses doutes et les derniers vestiges de son humanité. Il place ensuite cette sphère dans le corps de Shaav, qu’il égorge avec un couteau noir — peut-être un athamé.

La porte s’ouvre sur une caverne gigantesque remplie de mutants. À l’autre extrémité de la pièce se trouve la dernière lame Anakatis. Le combat s’engage entre les derniers fidèles de Layak et les mutants. Alors que Layak atteint enfin la lame, Saucan s’interpose. Dans un premier temps, il tente de rallier Layak à sa cause, mais, lorsqu’il comprend que cela est impossible, il s’empare de la lame et le combat commence.

Le duel final s’engage. Grâce à la puissance de la lame, Saucan prend le dessus. Rien ne semble pouvoir sauver Layak d’une mort atroce des mains de son ancien capitaine. Hebek et Kulnar sont incapables de bouger ou d’affronter Saucan.

Il ne reste plus que Barnhart, qui a suivi Layak depuis le début et qui est la dernière survivante de sa compagnie. D’un ultime tir laser, elle touche Saucan au poignet et lui fait lâcher la lame. Le temps ainsi gagné permet à Layak de reprendre le dessus.

Layak comprend enfin que la seule manière de remporter ce combat est de s’abandonner entièrement à sa foi. Il parvient alors à vaincre Saucan.

Layak comprend enfin le véritable sens de sa quête. Les lames n’étaient pas simplement des objets de pouvoir : elles l’ont conduit jusqu’à ses anciens frères afin qu’il puisse sacrifier ce que chacun d’eux représentait.

Hebek incarnait sa miséricorde, Kulnar son doute et Saucan sa loyauté. Layak avait dissimulé ces sentiments parce qu’il n’était pas encore prêt à les détruire. Les dieux l’ont donc forcé à revenir les affronter afin d’achever sa purification.

Il finit par sacrifier Saucan au nom des dieux du Chaos, achevant ainsi sa purification et abandonnant définitivement ce qui restait de son humanité.

Zardu Layak

L’histoire du livre

Zardu Layak est né sur une plaque orbitale située au-dessus de Terra. Il est le seul survivant de la purge d’une congrégation religieuse menée par les Word Bearers. C’est Hebek qui refuse de l’exécuter et le propose comme recrue.

Nous n’avons pas vraiment de date précise, mais cela a dû se produire après que Lorgar a été retrouvé par l’Empereur.

Il intègre ensuite l’Ashen Circle sur la recommandation du chapelain Kulnar, malgré l’opposition de Saucan.

Après la chute de Monarchia, il commence à avoir des visions de « Lorgar ». Dans un premier temps, il essaie de ne pas y prêter attention et continue à gravir les échelons de la hiérarchie de la Légion.

Il rejoint le chapitre de l’Ochre Gate — la Porte d’Ocre —, placé sous les ordres du maître de chapitre Saucan, où il retrouve Hebek et le chapelain Kulnar.

Il continue à entendre des voix et à avoir des visions qui lui ordonnent de préserver les savoirs interdits. Un jour, il finit par confronter le « Lorgar » de ses visions et lui avoue qu’il ne croit pas qu’il soit réellement Lorgar, mais qu’il continuera malgré tout à suivre ses directives.

Pour accomplir sa destinée, il lui reste une dernière chose à faire : se débarrasser de ce qui subsiste de son humanité. Pour cela, il doit retrouver ses trois anciens frères, Hebek, Kulnar et Saucan, ainsi que les lames Anakatis qu’ils possèdent.

C’est à ce moment que les choses deviennent intéressantes : on se rend compte que Layak n’a aucun souvenir d’Hebek, de Kulnar et de Saucan. Il va donc passer du temps à chercher où ils se trouvent. Lorsqu’il découvre qu’ils ont été envoyés sur Helwain, il décide de s’y rendre pour les affronter et accomplir sa destinée.

Explication

L’entité qui parle à Zardu Layak dans ses rêves lui permet d’accumuler toujours plus de connaissances, car il a été choisi pour accomplir de grandes choses. Pour cela, il doit cependant se débarrasser de son humanité.

L’histoire racontée dans le roman montre le moment où Layak va enfin accomplir son « ascension ». Toutefois, on apprend que, quelques années auparavant, il avait déjà eu l’occasion de tuer ses trois anciens frères afin d’accomplir sa destinée.

Il n’avait cependant pas réussi à franchir le pas. À la place, il avait utilisé sa sorcellerie pour envoyer ses frères sur Helwain, avant d’effacer toutes les traces de leur affectation sur cette planète, puis d’effacer lui-même ses propres souvenirs.

Mais on ne trompe pas les Puissances de la Ruine.

L’histoire de Zardu Layak

Après la destruction de Monarchia, Zardu Layak devient le premier chapelain du chapitre de la Porte d’Ocre. Après avoir corrompu le chapitre, il en devient le capitaine et le renomme les Unspeaking.

Après Calth, il remplace Erebus et Kor Phaeron auprès de Lorgar, Erebus étant alors en froid avec ce dernier ainsi qu’avec beaucoup d’autres personnes.

Il est chargé de forcer Fulgrim à rejoindre Ullanor pour participer au conseil de guerre convoqué par Horus.

Il trahit ensuite Lorgar en restant aux côtés d’Horus durant la tentative de coup d’État, puis le suit jusqu’à Terra.

Sur Terra, il passe le plus clair de son temps à empêcher Abaddon de se faire tuer. Son ultime sacrifice face à Dorn ouvre le premier portail permettant au premier démon de se manifester sur Terra.

Interprétation personnelle

Dans le roman Esclaves des ténèbres, un nouveau personnage apparaît en remplacement d’Erebus, qui a été banni par Lorgar, à moitié tué par Khârn et dont la peau du visage a été entièrement arrachée par Horus. Il a connu une fin d’Hérésie plutôt difficile.

Ce nouveau personnage est Zardu Layak, dont nous n’avions encore jamais entendu parler. Lorgar s’est servi de lui comme d’un réceptacle afin de recevoir le nom véritable du démon qu’est devenu Fulgrim. Il a ensuite effacé son esprit pour empêcher Fulgrim de se rendre compte de la supercherie. Lorgar a libéré le pouvoir de Layak durant son combat contre Fulgrim et a ainsi réussi à le capturer.

À la fin du roman, lorsque Layak parle avec Actaea, on voit que French laisse planer le doute sur le fait qu’Actaea soit en réalité Cyrène Valantion, ce qui finira par se révéler exact.

French laisse également entendre que Layak portait un autre nom avant que Lorgar n’accomplisse son rituel. Il suggère même qu’il pourrait s’agir d’Erebus. Après tout, celui-ci avait été à moitié tué par Khârn, défiguré par Horus et mis à l’écart par Lorgar après sa trahison. Nous n’avions alors plus vraiment eu de nouvelles de lui. Au final, Erebus étant toujours vivant au 40e millénaire et Layak étant mort sur Terra, cela ne pouvait évidemment pas être le cas.

Quand j’ai vu que Rich McCormick allait écrire le roman consacré à Zardu Layak, je me suis dit qu’il y aurait peut-être un retournement de situation. Après tout, c’est lui qui a écrit la très bonne nouvelle Visage, consacrée à Erebus.

Une théorie fumeuse

Attention, je pars loin…

Dans le roman, le démon qui se fait passer pour Lorgar affirme à Layak qu’il a lui-même effacé sa mémoire parce qu’il était trop faible pour se débarrasser de son humanité. Il aurait également écarté ses anciens proches afin de ne pas avoir à les tuer.

Toujours dans le roman, on apprend que le véritable Lorgar a veillé sur la destinée de Layak. Celui-ci aurait normalement dû être recalé et ne jamais devenir un Space Marine ou, au mieux, être envoyé au Librarius. Lorgar intervient parce qu’il pressent qu’une grande destinée l’attend.

Maintenant, si l’on reprend les événements d’Esclaves du Chaos et que l’on effectue quelques recoupements, c’est Lorgar qui efface la mémoire de Layak… Deux solutions sont donc possibles.

La première, et la plus simple, est que le démon n’est pas Lorgar et que Layak a eu la mémoire effacée à deux reprises.

La seconde, qui me plaît davantage, est la suivante : lorsque l’enfant qui deviendra Layak est découvert sur une plaque orbitale, Hebek voit quelque chose en lui, Kulnar comprend qu’une grande destinée l’attend, Saucan craint ce qu’il pourrait devenir et Lorgar, qui entend le chant du Warp, pressent qu’il a quelque chose à accomplir.

Après la destruction de Monarchia, Layak commence à avoir des visions de Lorgar. Celui-ci lui ordonne de rassembler des savoirs interdits afin de devenir plus puissant, car une tâche importante l’attend dans le futur. Il lui ordonne également de se débarrasser d’Hebek, de Kulnar et de Saucan, ce que Layak ne parviendra pas à faire.

Je n’avais pas prêté attention à ce détail. Pour moi, se débarrasser des trois Space Marines entrait simplement dans le cadre de sa « mission » consistant à accumuler du pouvoir. Pourtant, Layak aurait très bien pu partir à la recherche des lames Anakatis sans nécessairement tuer ses anciens alliés. Cependant, Layak et les autres faisaient partie de l’Ashen Circle, les anciens Iconoclastes terriens chargés de détruire les traces des anciennes religions, ceux-là mêmes qui ont été traqués et exterminés par Kor Phaeron après Monarchia. Tuer ou faire disparaître Hebek, Kulnar et Saucan, puis changer de nom, aurait donc permis à Layak de survivre aux purges.

Dans ses visions, Layak se voit sur Terra. Il est vrai qu’il y accomplira une mission importante, mais il jouera également un rôle essentiel dans la prise de contrôle de Fulgrim, ce qui ne sera possible que grâce à l’effacement de sa mémoire. J’en viens donc à penser que le Lorgar de ses rêves est peut-être réellement Lorgar.

Conclusion

Je me doute que beaucoup de personnes trouveront ce roman un peu vide et inutile, parce qu’il ne fait pas avancer la grande histoire et que l’on n’y apprend rien de véritablement nouveau.

Pourtant, je trouve qu’il s’agit d’un bon roman de la série consacrée aux personnages. C’est l’origin story de Layak, un personnage secondaire de l’Hérésie d’Horus, mais qui a malgré tout influencé de nombreux événements.

Dans ma chronique du roman Le Seigneur de l’Excès, je disais que McCormick avait voulu trop en faire en multipliant les intrigues et les personnages. Ici, au contraire, il n’y a qu’une seule intrigue et un peu moins d’une dizaine de personnages importants. Cela permet de se recentrer sur l’essentiel, à savoir l’histoire de Layak.

Même s’il subsiste quelques zones d’ombre — l’identité du démon, le véritable nom de Layak ou encore le combat sur les plateformes orbitales de Terra —, il s’agit pour moi d’un bon roman court.

Ce n’est peut-être pas le meilleur, mais il se situe clairement dans le haut du panier.

Note : Je suis rapidement passé sur les personnages secondaires ainsi que sur la perte progressive de l’humanité de Layak, symbolisée par le meurtre de tous ceux qui le rattachent à son passé. Je vous conseille cependant de lire le roman lors de sa sortie en français afin d’en apprécier pleinement le contenu.