Siegemaster

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

Avant-propos

Chris Wraight est un auteur touche-à-tout de la Black Library depuis le début des années 2010, mais c’est la première fois que je lis l’une de ses nouvelles dont les héros sont des Iron Warriors.
Il possède une manière bien à lui d’aborder ses histoires, en s’intéressant davantage à la psychologie des personnages qu’aux combats. Voyons si c’est également le cas ici.

L’histoire du livre

Sur la planète Harrowar, les lignes de siège et les armées s’étendent à perte de vue… mais après des années de préparatifs, la guerre n’a toujours pas commencé. Le maître d’armes Bakulos arrive pour prendre le commandement des Iron Warriors et faire en sorte que ce siège continental se transforme en une guerre qu’il puisse gagner. Mais son ancien camarade Kurr ne l’entend pas de cette oreille, et Bakulos se remémore les événements qui les ont conduits jusqu’ici, ainsi que l’affrontement final qui les attend inévitablement.

L’histoire avec un grand H

Le Warsmith Bakulos arrive sur Harrowar afin de retrouver Kurr, l’un de ses plus anciens compagnons. Quatre-vingts ans auparavant, Bakulos l’avait envoyé conquérir et détruire cette planète impériale, une mission qui n’aurait pas dû prendre autant de temps.
Dès son arrivée en orbite, Bakulos découvre que quelque chose ne va pas. Harrowar est couverte de réseaux de tranchées, de fortifications et de lignes d’artillerie.
Au lieu de prendre la planète, Kurr semble l’avoir transformée en un gigantesque champ de bataille.
Bakulos débarque avec sa garde personnelle. En rejoignant le front, il découvre que la capitale impériale tient toujours, alors que Kurr possède tout ce dont il a besoin pour abattre ses fortifications et la faire tomber.
Bakulos comprend que Kurr fait durer les combats inutilement et décide de retrouver son frère d’armes afin de tirer toute cette affaire au clair.
Alors qu’il part à sa recherche, Bakulos se remémore leur passé commun. Tous deux appartenaient autrefois au Stor-Bezashk, le corps d’artillerie et de siège des Iron Warriors, et avaient combattu côte à côte. Contrairement à la plupart des Iron Warriors, méthodiques et patients, Kurr se montrait toujours impatient d’atteindre l’ennemi, quitte à enfreindre les règles et à sacrifier ses équipages.
Ils avaient ensuite combattu ensemble pendant l’Hérésie d’Horus. Après l’échec du siège de Terra, ils avaient rejoint Medrengard, où la cohésion de la Légion avait définitivement volé en éclats et où les Grandes Compagnies s’étaient entretuées.
C’est durant cette période que Kurr avait sauvé Bakulos. Ce dernier avait donc une dette envers lui, et c’était pour cette raison qu’il était venu en personne.
Il finit par atteindre le bunker de commandement de Kurr, où il rencontre les Iron Warriors qui lui sont restés fidèles. Leur chef, Skarrak, lui révèle que Kurr l’attend.
Bakulos retrouve son ancien compagnon devant une représentation holographique de Harrowar. Durant les quatre-vingts années passées sur la planète, Kurr est devenu entièrement obsédé par son œuvre.
Bakulos lui reproche de ne pas avoir exécuté ses ordres. Kurr reconnaît qu’il pourrait prendre la planète, mais affirme que cela ne servirait à rien. Conquérir un monde, le piller puis l’abandonner est inutile, car l’Imperium finit toujours par revenir. Sur Harrowar, il a voulu créer quelque chose de différent : un siège parfait, qui ne connaîtrait jamais de conclusion.
Kurr considère cette guerre éternelle comme l’expression même de la nature des Iron Warriors. Les assiégeants et les défenseurs se reproduisent, construisent de nouvelles fortifications et se massacrent sans qu’aucun des deux camps puisse jamais l’emporter.
Bakulos reconnaît malgré lui la perfection tactique du dispositif, mais estime que cette guerre doit prendre fin. Il offre à Kurr une dernière chance de renoncer à son obsession. Celui-ci refuse, convaincu que Bakulos finira un jour par le comprendre.
Bakulos abat alors de sang-froid son ancien compagnon, sans éprouver le moindre remords.
Après l’avoir tué, Bakulos reporte son attention sur la représentation de Harrowar. Il comprend que Kurr avait effectivement réussi à créer une guerre incapable de se terminer.
Soulagé, Skarrak demande à Bakulos l’autorisation de lancer l’assaut final. Pourtant, ce dernier remarque certaines imperfections dans le dispositif mis en place par Kurr.
Alors que ses hommes attendent l’ordre de passer à l’attaque, Bakulos refuse finalement de mettre fin à la guerre.
En tuant Kurr, il croyait libérer les Corpse Grinders de son obsession, mais il s’est laissé séduire à son tour par la beauté du siège éternel. Harrowar restera donc prisonnière de la guerre, tandis que Bakulos prend la place du maître qu’il était venu éliminer.

Conclusion

Cette histoire ne va pas vraiment redorer le blason des Iron Warriors, puisqu’elle montre qu’ils souffrent de névroses héritées de leur Primarque, qui les rendent plus ou moins instables. Malgré tout, je dois admettre que cela correspond assez bien à ma vision de cette Légion.
Ce n’est malheureusement pas l’une des meilleures nouvelles de Chris Wraight, et on n’y apprend pas grand-chose de particulier.
Attention, cela reste du Chris Wraight : c’est bien écrit et cela se laisse lire, mais sans plus.