Mistress Baeda's Gift

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

Avant-propos

Quatrième nouvelle du recueil Fear the Alien, elle est écrite par Branden Campbell, joueur de Drukhari, à qui l’on doit une dizaine de nouvelles durant son passage à la Black Library. Voyons ce que cela donne.

L’histoire du livre

Parmi les habitants blasés et séculaires de la sombre cité de Commorragh, l’émotion est un trésor rare, et l’amour plus que tout autre. Lorsque l’archonte Malwrack aperçoit la belle et mystérieuse Maîtresse Baeda, il sait qu’il doit la posséder. S’inspirant des instincts primitifs de l’homme, il offre à Baeda une série de présents toujours plus extravagants dans l’espoir de conquérir son cœur.

L’histoire avec un grand H

Lord Malwrack est un archonte à la tête de sa propre Cabale. Extrêmement vieux, riche et influent, il est devenu, au fil des siècles, un être desséché, cynique et presque incapable d’éprouver du plaisir. Plus rien ne semble l’intéresser. La seule personne pour laquelle il éprouve encore quelques sentiments est Sawor, sa fille et héritière.
Alors qu’il assiste avec Sawor à des combats de gladiateurs, Malwrack remarque, dans une autre loge, une mystérieuse femme entourée d’Incubes. Il est immédiatement fasciné par elle. Sa beauté et son attitude réveillent en lui des sensations qu’il croyait perdues depuis longtemps.
Cette femme se nomme Baeda. Elle est récemment arrivée à Commorragh depuis la cité de Shaddom.
Malwrack va tout faire pour l’impressionner. Il rajeunit son apparence en payant grassement des Haemoncules, fait étalage de sa puissance, de sa fortune et de ses exploits, et va même jusqu’à tuer tous les autres prétendants de Baeda. Mais cette dernière refuse de se soumettre à lui.
Humilié, Malwrack décide de lui offrir une planète entière. Une fois encore, Baeda refuse son cadeau, expliquant qu’elle possède déjà suffisamment de planètes et d’esclaves.
Furieux, Malwrack ne sait plus quoi faire. Sawor lui explique que, pour une femme aussi puissante que Baeda, il faut trouver quelque chose d’unique, quelque chose que personne ne lui a jamais offert.
Malwrack se méprend sur l’idée de sa fille et décide d’attaquer Cthelmax, un monde-nécropole nécron, afin de voler un immense cristal d’énergie et de l’offrir à Baeda.
L’expédition tourne au fiasco et la Cabale de Malwrack est exterminée par les Nécrons. Pire encore, sa fille est tuée en lui sauvant la vie.
Il retourne seul à Commorragh, en pleurant sans même s’en rendre compte.
Malwrack se rend immédiatement chez Baeda. Il force l’entrée et massacre tous les gardes qui tentent de l’arrêter. Il l’accuse d’être responsable de tous ses malheurs. Il était devenu obsédé par elle, au point de sacrifier ses soldats, ses ressources et, finalement, sa propre fille pour tenter de lui offrir le cadeau parfait.
Baeda est fascinée par l’état de Malwrack. Elle n’a jamais vu quelqu’un pleurer ainsi et ressent toute la souffrance qui émane de lui. Elle lui demande alors qui était Sawor.
Malwrack lui raconte leur expédition sur Cthelmax et finit par s’effondrer à ses pieds. Il comprend enfin que Sawor n’était pas simplement son héritière ou sa propriété. Elle était sa partenaire, sa confidente et la personne qui l’accompagnait dans tous les aspects de sa vie.
Il réalise qu’il l’aimait réellement et que sa mort a laissé en lui un vide qui ne disparaîtra jamais.
Il attend que Baeda ou ses guerriers le tuent, mais Baeda l’embrasse.
Elle lui annonce qu’elle accepte de se soumettre à lui. Malwrack ne comprend pas : il n’a plus de Cabale, n’a pas pu rapporter le cristal et n’a plus rien à lui offrir.
Baeda lui explique qu’il lui a offert le plus extraordinaire des cadeaux : sa souffrance. Le vide laissé par la mort de Sawor ne guérira jamais, et Baeda souhaite se nourrir éternellement de cette douleur.

Conclusion

Une bonne petite nouvelle sur les Drukhari. Campbell a bien cerné son sujet et la mentalité de ce peuple, dont les rapports entre individus tournent toujours autour d’un jeu de domination et de soumission plus ou moins violent.
Le fait que Malwrack dénature totalement les sentiments humains en essayant de les comprendre apporte un petit plus à la nouvelle.
Même si cela reste loin d’être l’une des meilleures nouvelles de la Black Library, il existe si peu de récits ayant pour protagonistes les Drukhari que l’on s’en contentera.