Gift of the Gods
Par Gilian
Avant-propos
Ben Counter fait partie des premiers auteurs de la Black Library. Il a touché un peu à tout, mais on le connaît surtout pour sa série de nouvelles et de romans consacrée aux Soul Drinkers.
Je crois bien qu’il s’agit de sa première nouvelle sur des Space Marines du Chaos.
L’histoire du livre
Antonidas Hajos, chef d’une faction bannie des Space Marines du Chaos des Dire Claws, cherche à répandre le culte des Dieux Sombres parmi les habitants d’un monde sauvage et reculé.
L’histoire avec un grand H
Après avoir tenté de renverser le maître des Dire Claws, sa bande de Space Marines du Chaos, Antonidas Hajos est condamné à l’exil.
Il est abandonné sur la planète Jaeglor avec les quelques membres survivants de son escouade qui l’avaient suivi dans sa rébellion. L’apothicaire Koridis les accompagne également, bien qu’il n’ait pas pris part au complot. Il prétend vouloir récupérer les glandes progénoïdes des exilés qui viendraient à mourir afin de préserver leur patrimoine génétique.
Jaeglor est un monde presque entièrement recouvert de jungle et peuplé de tribus humaines primitives. Alors que Koridis estime qu’ils ont eu de la chance d’échouer sur une planète capable de les nourrir, Hajos refuse de se contenter de survivre. Persuadé qu’un Dire Claw est destiné à régner, il veut voir dans ce bannissement une occasion de repartir de zéro et de construire son propre empire.
Les renégats découvrent un village dont les habitants parlent un ancien dialecte du bas gothique que Koridis parvient à comprendre. Terrifiés, les villageois proposent de faire des offrandes à leur dieu, Serpentias. Celui-ci est représenté par une immense statue figurant un homme puissant hurlant vers le ciel.
Hajos détruit la statue et ordonne aux villageois de vénérer les quatre dieux du Chaos.
L’ancien du village explique que son peuple ne se soumettra que si Hajos prouve qu’il est plus puissant que leur ancien dieu. Les habitants de Jaeglor accordent en effet leur fidélité aux êtres capables d’accomplir des exploits extraordinaires.
Hajos doit donc surpasser les exploits de Serpentias. Il se lance alors dans une série de quêtes et d’épreuves afin d’égaler, puis de dépasser, les légendes de l’ancien dieu.
Épreuve après épreuve, Hajos finit par imposer ses croyances aux villageois, mais également aux populations d’autres tribus qui entendent parler de ses exploits.
Il va même jusqu’à tuer les créatures légendaires servant d’animaux totems aux tribus du Nord afin de leur imposer son autorité.
Après avoir soumis la majeure partie des tribus de l’hémisphère nord de la planète, alors qu’il organise des festivités pour célébrer son accession au statut divin, il est trahi par Koridis.
Ce dernier l’empoisonne en lui injectant un produit paralysant. Puis, alors que Hajos est incapable de bouger, il plonge son corps dans la lave jusqu’à le transformer en une statue d’onyx destinée à prendre la place de celle de Serpentias au cœur du village.
Hajos était tellement obnubilé par sa soif de pouvoir qu’il ne s’est jamais demandé si Koridis ne lui avait pas caché une partie des coutumes de la planète.
Lorsqu’ils sont arrivés sur Jaeglor et que Hajos a détruit la statue de Serpentias, Koridis en a étudié les fragments. Il a alors découvert des morceaux d’os emprisonnés à l’intérieur de la pierre volcanique. La statue n’était pas une simple représentation du héros : il s’agissait du corps même de Serpentias, sacrifié dans le volcan puis recouvert de lave refroidie. Il avait dû offrir sa vie pour accéder au statut de dieu.
Koridis n’étant pas de nature suicidaire, il a piégé Hajos. Celui-ci a finalement obtenu ce qu’il désirait : il est devenu un dieu, mais un dieu mort, tandis que Koridis sera le prophète de cette nouvelle religion.
Koridis n’a jamais suivi Hajos par fidélité. Il l’a fait par ambition, et sa patience a fini par payer.
Conclusion
Je dois admettre que je me suis un peu ennuyé au début de la nouvelle. L’histoire partait de manière assez classique, et la seule raison qui m’a poussé à aller jusqu’au bout, en plus du fait que je devais faire cette chronique, était le suspense entourant ce qu’allait découvrir Antonidas Hajos.
En revanche, je ne m’attendais pas du tout au retournement de situation final, qui est plutôt bien trouvé.
Dans un monde comme celui de Warhammer, si tu es prêt à tout pour devenir le chef, n’oublie pas que tout le monde est comme toi.