A Song for the Lost

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

Avant-propos

Depuis son arrivée à la Black Library, Robbie MacNiven s’est surtout consacré aux Space Marines loyalistes. On lui doit notamment les nouvelles ayant accompagné War Zone Fenris, ainsi qu’une bonne partie de la série consacrée aux Carcharodons. Nous allons donc voir s’il est aussi à l’aise avec les Space Marines du Chaos.

L’histoire du livre

Dans la basilique d’Himaeus le Justicar, encore sous le choc des coups de l’évêque Eziah, le jeune Ulix attend que sœur D’Fey vienne lui chanter la seule chanson capable d’apaiser sa douleur. Il ignore pourquoi les autres garçons du dortoir la détestent, et cela lui importe peu. Lorsqu’elle chante le Chant des âmes perdues, toutes ses craintes s’apaisent. Tandis que sa voix l’endort, il ignore que, dans son désir d’échapper aux épreuves de sa vie, il s’engage sur la voie d’un avenir encore plus sombre.

L’histoire avec un grand H

En 666.M41, Ulix est un jeune novice de la basilique d’Himaeus le Justicar. Soumis à un enseignement religieux brutal, il doit mémoriser d’interminables prières et les réciter sans commettre la moindre erreur.
Lorsqu’il se trompe, il est violemment puni par l’évêque Eziah. Ulix regagne alors le dortoir des novices en pleurant. Il laisse la lumière allumée, obligeant sœur D’Fey, qui fait le tour des dortoirs chaque soir, à venir l’éteindre.
D’Fey s’assoit près de lui, caresse son bras blessé et fait disparaître la douleur. Ulix récite ensuite les six prières qu’elle lui a enseignées afin de protéger son esprit, puis lui demande de chanter pour lui. Il pose la tête sur ses genoux et s’endort en écoutant sa voix douce et rassurante.
Trois cent trente ans plus tard, en 996.M41, Ulix est devenu un Space Marine du Chaos. Autrefois maître de Chapitre des Sons of Ulthunas, il commande désormais les Angels of Ecstasy, une bande de Noise Marines vouée à Slaanesh. Il est toujours hanté par la voix de sœur D’Fey, enfouie au plus profond de son esprit. Les prières qu’elle lui avait enseignées ont permis à ce souvenir de résister au conditionnement et aux modifications mentales imposés lors de sa transformation en Space Marine. Son chant l’a accompagné tout au long de sa carrière, jusqu’au jour où il a finalement renié l’Imperium.
Sur Ganymethian, Ulix a massacré dix milliards d’êtres humains au nom de Slaanesh, entraînant les Sons of Ulthunas dans sa chute et les transformant en Angels of Ecstasy. Il est ensuite retourné dans la basilique de son enfance, a incendié ses reliques et profané la tombe de l’évêque Eziah.
Pourtant, Ulix demeure incapable de se rappeler précisément les paroles de la chanson de D’Fey. Il n’en conserve que la sensation de sécurité et de soulagement qu’elle lui procurait autrefois. Son seul véritable désir est donc de l’entendre à nouveau.
Sur la planète Sarnax, Ulix conduit ses guerriers vers un portail de la Toile.
Alors que les Angels of Ecstasy approchent du portail, des Rangers eldars ouvrent le feu depuis les arbres, tandis qu’une troupe de Banshees Hurlantes attaque les Noise Marines.
Les Eldars semblent sur le point de remporter la victoire. Les Banshees utilisent alors les amplificateurs intégrés à leurs casques pour pousser leurs cris de guerre, pensant désorienter leurs adversaires.
Habitués aux bombardements soniques les plus extrêmes, les Angels of Ecstasy découvrent pourtant dans le cri des Banshees une sensation totalement nouvelle. Loin d’être paralysés, ils sont transportés par le plaisir et retrouvent une vigueur décuplée. Ils reprennent l’avantage et massacrent les défenseurs du portail.
À la fin du combat, Ulix parvient à capturer un Eldar. Il décide alors de retourner à bord de son vaisseau, le Praise Eternal, et de descendre dans ses profondeurs afin d’offrir son prisonnier à sa maîtresse : D’Fey.
Car oui, D’Fey est en réalité une démonette de Slaanesh qui a toujours veillé sur lui depuis l’époque où il n’était encore qu’un jeune novice.

Conclusion

En me relisant, je me rends compte que mon résumé ne rend pas vraiment justice à l’histoire racontée par Robbie MacNiven. Il possède une manière assez originale de nous raconter la damnation d’un pauvre enfant qui deviendra maître de Chapitre avant d’entraîner l’ensemble de son Chapitre dans sa chute.
Il s’agit finalement de l’une des nouvelles qui correspondent le mieux au thème du recueil Call of Chaos.