The Staff of Asclepius

De Les Archives Infinies
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Par Gilian

Avant-propos

Dans les années 2000 et 2010, un recueil de la Black Library n’était pas vraiment complet s’il ne contenait pas une nouvelle de Graham McNeill. Lorsque j’ai vu que celle-ci impliquait des Ultramarines, j’ai secrètement espéré qu’il s’agirait peut-être d’un affrontement entre deux de ses personnages emblématiques : Honsou et Ventris.
Eh bien, non.

L’histoire du livre

Blessé lors d’une attaque contre son vaisseau, l’apothicaire Isstvan Cantaro cherche à protéger le patrimoine génétique sacré de ses frères d’armes des intentions perfides de Dzyban, des Emperor’s Children, et des centaines de cultistes qui rôdent désormais à bord du bâtiment.
Le devoir le plus sacré d’un apothicaire des Space Marines — préserver le matériel génétique à partir duquel naissent les nouveaux Space Marines — est mis à rude épreuve. Graham McNeill a tissé un récit haletant et plein de rebondissements, offrant une vision profonde de ces guerriers comptant parmi les plus nobles de l’Adeptus Astartes.

L’histoire avec un grand H

À bord du Soju, immobilisé après une attaque, l’apothicaire Isstvan Cantaro tente d’échapper aux troupes du renégat Dzyban. Ses frères d’escouade ont été tués lorsque les traîtres ont abordé le bâtiment. Isstvan lui-même a été grièvement blessé et sait que son temps est compté.
En tant qu’apothicaire, Isstvan est responsable de l’héritage génétique de son Chapitre. Il transporte avec lui le patrimoine de sept Ultramarines tombés au combat, dont les glandes progénoïdes permettront un jour de créer de nouveaux guerriers.
Alors qu’il s’enfonce dans les ponts inférieurs du Soju, Isstvan sort plusieurs fioles métalliques de son narthecium et les dissimule dans différents recoins du vaisseau. Il marque chacune de leurs cachettes d’un symbole représentant deux serpents enroulés autour d’un bâton ailé. Il espère ainsi laisser une piste que les apothicaires ultramarines pourront reconnaître lorsqu’ils reprendront le bâtiment. Malgré la douleur et l’affaiblissement progressif de ses sens, il poursuit sa route et disperse les fioles avant l’arrivée de ses ennemis.
Isstvan finit par être rattrapé par Dzyban, qui lui révèle être un ancien apothicaire des Emperor’s Children.
Il lui montre qu’il a retrouvé toutes les fioles cachées dans le vaisseau. Il a reconnu le symbole gravé près des cachettes et compris ce qu’Isstvan essayait de faire.
Dzyban a modifié ses propres organes afin de pouvoir analyser et absorber directement le matériel génétique qu’il avale. Il ouvre donc chacune des fioles et en boit le contenu.
Isstvan attend qu’il ait consommé la totalité des fioles, puis rassemble ses dernières forces. Il frappe Dzyban avec son narthecium et lui enfonce l’aiguille jusque dans le cœur.
Isstvan lui révèle alors que les fioles contenaient les différents composants d’une toxine conçue pour tuer les organismes tyranides. Pris séparément, ces produits étaient inoffensifs. En les avalant tous, Dzyban les a réunis dans son propre corps.
Il lui explique également qu’il a mal interprété le symbole laissé près des fioles. Les deux serpents entourant un bâton ailé forment le caducée, qui était l’emblème du commerce, des marchands, des menteurs et des voleurs. Le véritable symbole de la médecine sur l’ancienne Terra était le bâton d’Asclépios, composé d’un seul serpent enroulé autour d’un bâton dépourvu d’ailes.
Dzyban s’effondre tandis que son cerveau se liquéfie et que sa chair se désagrège sous l’effet du poison. Au même moment, Isstvan sent les moteurs du Soju se remettre en marche et entend les tirs de bolters résonner dans les coursives. Les Ultramarines ont retrouvé le vaisseau et sont en train d’exterminer les derniers cultistes.
Isstvan ne craint plus la mort. Même s’il devait succomber, il aurait accompli son devoir en protégeant l’héritage de ses frères.

Conclusion

Même si la nouvelle est plutôt classique — une chasse à l’homme au cours de laquelle un héros mourant finit forcément par être rattrapé par le grand méchant —, le dénouement est bien construit.
Ce n’est pas la première fois que McNeill joue avec les descriptions — il le fait notamment dans Magnus le Rouge : Maître de Prospero — ainsi qu’avec l’histoire ou la mythologie de l’ancienne Terra, que l’on retrouve dans beaucoup de ses récits.
Arrivé à la fin, je me suis senti tellement ridicule d’avoir confondu les deux symboles, alors que je connais pourtant la différence et que le titre de la nouvelle constitue déjà un indice. Mais non, cela fonctionne toujours aussi bien.
Je note qu’une fois encore, le Chaos perd dans un recueil qui lui est consacré…